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Trottinette électrique ou vélo à assistance électrique pour aller au travail ? J’ai fait les comptes pour le marché français, et le résultat m’a surpris.

L’essentiel pour choisir

En France, choisir entre une trottinette électrique et un vélo à assistance électrique (VAE) pour aller travailler pose une question très concrète. Transports en commun, voiture ou deux-roues : chaque solution a son coût et ses contraintes.

En tenant compte du prix d’achat, des dépenses courantes, des obligations réglementaires et de l’usage, la trottinette mérite d’être envisagée en priorité pour un trajet urbain de moins de 10 km à l’aller. Pour une distance plus longue, ou pour faire un peu d’exercice au quotidien, mieux vaut essayer un VAE. Les caractéristiques techniques ne font pas tout : c’est le coût total, dans votre situation, qui compte.

Critère Trottinette électrique Vélo à assistance électrique (VAE)
Budget d’achat 300 à 1 200 € 1 500 à 3 000 €
Assurance Vérifier et souscrire une responsabilité civile adaptée aux EDPM Vérifier les obligations selon la catégorie du véhicule ; vol et dommages à prévoir séparément
Vitesse de référence 25 km/h Assistance jusqu’à 25 km/h pour un VAE classique
Distance adaptée Trajets urbains courts, d’environ 10 km ou moins Trajets plus longs ou recherche du confort d’une position assise
Correspondances avec les transports Pliage pratique, sous réserve des règles de l’opérateur Généralement plus encombrant ; à vérifier selon le modèle pliant et la ligne empruntée
Activité physique Limitée, mais conduite debout Pédalage avec assistance
Stationnement Peut être rentrée à l’intérieur si le lieu l’autorise Nécessite un emplacement adapté et sécurisé

1. Le premier poste de dépense : l’achat

C’est là que l’écart se voit le plus. Pour les budgets retenus ici, comptez environ 1 500 à 3 000 € pour un VAE destiné aux trajets quotidiens, contre 300 à 1 200 € pour une trottinette électrique.

Prenons un VAE à 1 500 € et une trottinette à 519 € : le premier coûte près de trois fois plus cher à l’achat. L’écart est réel dans cet exemple, mais il ne permet pas de tirer une conclusion valable pour tous les modèles.

2. À l’usage, combien dépense-t-on chaque mois ?

L’achat n’est que le début. L’assurance, l’électricité, l’entretien et le nombre d’années pendant lesquelles vous comptez garder votre véhicule déterminent aussi son coût mensuel moyen.

Exemple de budget mensuel pour une trottinette

Poste Hypothèse de coût mensuel
Achat à 519 €, amorti sur 3 ans 14,42 €
Assurance, sur une hypothèse de 30 à 80 € par an 2,50 à 6,67 €
Électricité 2 €
Entretien courant : pneus, freins, etc. 4 €
Total Environ 22,92 à 27,09 € par mois

Exemple de budget mensuel pour un VAE

Poste Hypothèse de coût mensuel
Achat à 1 500 €, amorti sur 5 ans 25 €
Assurance facultative contre le vol ou les dommages Non comprise dans cet exemple
Électricité 2 €
Entretien : chaîne, freins, pneus, etc. 8 €
Total Environ 35 € par mois

Avec ces hypothèses, la trottinette revient à environ 8 à 12 € de moins par mois. Attention toutefois : l’amortissement est calculé sur 3 ans pour la trottinette et sur 5 ans pour le VAE. Ce n’est donc pas une comparaison stricte sur une même durée d’utilisation.

3. Réglementation : le prix d’achat ne suffit pas

Les règles applicables aux trottinettes électriques et aux VAE ne sont pas identiques. Avant d’acheter, consultez les informations officielles correspondant à la catégorie exacte du véhicule et au lieu où vous comptez circuler.

Pour une trottinette, vérifiez notamment la responsabilité civile adaptée aux EDPM, l’âge minimal, les voies autorisées, la vitesse maximale, les équipements obligatoires et les restrictions concernant le transport d’un passager. Ne partez pas du principe que votre assurance habitation couvre déjà votre trottinette : demandez une confirmation explicite à votre assureur.

Pour un VAE, assurez-vous qu’il s’agit bien d’un vélo à assistance électrique classique. Les obligations peuvent varier selon la catégorie du véhicule. Même lorsqu’une catégorie ne fait pas l’objet d’une obligation d’assurance spécifique, responsabilité civile, vol et dommages au véhicule restent des garanties distinctes.

4. Quel choix pour quel trajet ?

Votre trajet domicile-travail À envisager en priorité
Moins de 5 km à l’aller La trottinette, si la chaussée et les possibilités de stationnement s’y prêtent
5 à 10 km à l’aller La trottinette reste intéressante ; privilégiez le confort et l’autonomie réelle
10 à 15 km à l’aller Essayez les deux : la position assise du VAE peut faire la différence
Plus de 15 km à l’aller Essayez d’abord un VAE : sur une longue distance, le confort compte davantage
Correspondance avec le métro ou le train Comparez le poids, l’encombrement une fois plié et les règles de la ligne concernée
Envie de faire de l’exercice en chemin Le VAE, en adaptant le niveau d’assistance
Envie de limiter l’effort physique La trottinette peut convenir, sans oublier la fatigue liée à une station debout prolongée

La distance ne dit pas tout. Cinq kilomètres sur une chaussée dégradée peuvent être plus fatigants que dix kilomètres sur une piste cyclable bien lisse. Le dénivelé, les arrêts fréquents, le froid et la pluie changent aussi l’expérience.

La question qu’on oublie parfois : où la garer ?

Une trottinette pliée peut parfois se glisser près du bureau, à condition que votre entreprise l’autorise et que vous puissiez la porter sans difficulté. Un VAE est très pratique si vous disposez d’un garage sécurisé. S’il doit rester toute la journée dans la rue, le calcul n’est plus le même.

Prévoyez dans votre budget un antivol adapté et, si nécessaire, une assurance contre le vol. Si vous habitez dans un immeuble sans ascenseur, ne regardez pas seulement l’autonomie : le poids à monter chaque jour peut décider, à lui seul, si vous continuerez à vous en servir.

5. Alors, que choisir ?

Pour moins de 10 km à l’aller, avec un budget limité et un stationnement intérieur pratique, commencez par regarder les trottinettes. Pour un trajet plus long, si vous préférez rouler assis ou si vous souhaitez bouger davantage chaque jour, un VAE peut justifier l’investissement.

Voici les trois modèles INMOTION recommandés dans les documents de départ. Les prix indiqués sont des repères issus de ces documents, à vérifier au moment de l’achat. Les caractéristiques dépendent de la version effectivement commercialisée.

① Budget serré et trajet vallonné : INMOTION Climber, prix indicatif de 519 €

La Climber se présente comme une option à deux moteurs pour les trajets avec des côtes. Les caractéristiques indiquées comprennent 750 W × 2, une puissance de pointe de 1 500 W, une pente maximale de 36 %, une autonomie allant jusqu’à 56 km et un indice de protection IPX6. Pour autant, avec 20 km aller-retour par jour, ces 56 km annoncés ne permettent pas de promettre une seule recharge par semaine.

② Trajets quotidiens et priorité au confort : INMOTION S1F, prix indicatif de 669 €

La S1F s’adresse aux personnes qui accordent davantage d’importance à l’autonomie et aux suspensions. Les informations fournies mentionnent jusqu’à 95 km d’autonomie, des suspensions avant et arrière, une charge maximale de 140 kg et une recharge complète en 3,5 heures avec deux chargeurs.

À raison de 20 km aller-retour par jour, cinq jours représentent 100 km. On ne peut donc pas déduire de l’autonomie annoncée de 95 km qu’une charge suffira pour cinq jours. En pratique, gardez aussi une marge pour le froid, les côtes et la charge transportée.

③ Petits trajets urbains et équipements de visibilité : INMOTION C10, prix indicatif de 619 €

La C10 est présentée comme une solution pour les courts trajets domicile-travail. Les équipements mentionnés comprennent deux moteurs de 350 W, jusqu’à 40 km d’autonomie, des clignotants au guidon et un triple système de freinage.

Les références EN 17128 et IPX5 sont également mentionnées. Les clignotants aident à signaler un changement de direction.

Questions fréquentes

Sans aide à l’achat pour la trottinette, le VAE devient-il plus intéressant ?

Si l’on compare une trottinette à 519 € à un VAE à 1 500 €, la trottinette demande un budget de départ moins élevé.

Comment assurer sa trottinette ?

Demandez à votre assureur une garantie de responsabilité civile adaptée à votre EDPM, ainsi qu’une confirmation explicite de ce qu’elle couvre. Ne supposez pas, sans vérification, que votre assurance habitation suffit.

Peut-on rouler sous la pluie ?

Un indice de protection ne signifie pas que l’on peut rouler sous n’importe quelle pluie ou traverser n’importe quelle flaque. Respectez la notice du modèle concerné et tenez compte de l’adhérence et des distances de freinage sur chaussée mouillée. Résister aux projections d’eau n’est pas la même chose qu’être totalement étanche.

La trottinette fatigue-t-elle moins qu’un VAE ?

La trottinette ne demande pas de pédaler, mais rester debout longtemps, absorber les vibrations et garder le contrôle fatigue aussi. Le VAE demande un effort, avec une assistance réglable et la possibilité de rouler assis. Un essai sur votre véritable trajet vous en dira plus qu’une promesse de déplacement « sans aucune fatigue ».

Pourquoi ne pas simplement utiliser une trottinette en libre-service ?

Vérifiez d’abord qu’un service est disponible sur votre parcours, puis comparez les tarifs réels. Avec une hypothèse de 2 à 3 € par trajet, deux trajets par jour et 20 jours travaillés par mois reviennent à 80 à 120 €. Pour une utilisation 30 jours par mois, comptez 120 à 180 €.

Face au coût mensuel de l’exemple d’une trottinette personnelle, l’achat peut être plus économique. Mais le temps nécessaire pour le rentabiliser dépend de la fréquence d’utilisation, des abonnements de libre-service et des dépenses réelles. On ne peut pas promettre un amortissement en cinq mois.